Vers la reprise en mains ?
J’ai toujours dit que la solution à mon problème de poids ne commençait pas par le contrôle de mon alimentation, et encore moins par un régime, quel qu’il soit.
Depuis des mois, je rame… le boulot y est pour beaucoup…
Je commence à espérer le bout du tunnel… et je me regarde dans un miroir : quelle horreur ! J’ai vraiment l’impression d’avoir retrouvé toutes mes formes d’éléphanteau… et ça ne me fait pas plaisir…
Alors, ce week-end, j’ai fait deux choses :
- La première, sortir le vélo elliptique de son coin, et m’y remettre ; l’idéal serait que je reprenne l’habitude d’y monter 20 minutes tous les matins en me levant, et éventuellement 20 minutes le soir en rentrant. Cela n’a l’air de rien, mais l’effet bénéfique n’est pas seulement au niveau physique : c’est comme si les neurônes étaient décrassés, et que la journée pouvait se passer sainement…
- La seconde, reprendre mon tableau excel avec mon poids, mes mensurations et les exercices physiques, et l’adapter à l’année 2012… j’ai pu constater que je ne l’avais plus ouvert depuis mi-2011.
Je ne suis pas encore montée sur la balance… ce sera pour le 1 er février…
Et l’idéal serait, tout de suite, de partir le matin avec une bouteille d’eau, une banane, une pomme et une orange + la collation de midi… et de ne rien avaler d’autre pendant toute la journée…
Et l’encore plus idéal serait d’établir, chaque semaine, la liste des repas du soir… en prenant de l’avance de façon à n’avoir qu’à réchauffer….
D’idéal en idéal… utopie ?
Le temps des évaluations
Il y a le temps des vacances, le temps des cerises, le temps de l’insouciance… et , pour bon nombre de travailleurs en entreprises, il y a aussi le temps des évaluations.
C’est le moment où le chef évalue notre travail… et cela donne, dans certains cas, droit à une prime ou à une augmentation.
Pour moi, cette année, je vis ce temps comme le moment où les difficultés avec le chef vont cesser de se discuter entre nous (ce qui, depuis un an, n’amène à rien qui vaille), et où je vais demander à qui de droit (hiérarchie, gestion des ressources humaines) de m’aider à trouver une solution.
Comment ?
Dans un premier temps, j’ai complété mon auto-évaluation. Ce faisant, j’ai exprimé mes difficultés… celles-ci concernent essentiellement deux points de ma description de fonction.
J’ai fait cela début décembre… j’avais l’impression de n’avoir rien écrit qui n’ait été discuté avant avec le chef => pour moi, il n’y avait pas la moindre surprise… et pourtant…
J’ai compris, il y a peu, que c’est suite à ces écrits que la tension a monté d’un cran ; quand il est revenu de congé, il y a 15 jours, nous avons d’abord eu une conversation « conviviale et informelle devant un repas »… qui s’est clôturée par un deal : « je te donne une liste de tâches qui élargissent tes prérogatives et, en contrepartie, je veux ton adhésion à 100% ». Naturellement, si j’adhère à son mode de management, je suis morte (et l’équipe aussi). Je suis donc restée très prudente par rapport à ce deal… attendant de voir cette fameuse liste de tâches… qui sont en réalité des choses que je fais déjà au quotidien… mais le fait de les mettre sur une liste signifie que désormais je devrai les faire à sa façon et sous son contrôle… question d’élargir mes prérogatives, j’ai déjà vu mieux… d’autant que ce n’est pas ce que je demande.
La seconde conversation a été nettement plus hard… je dirais même pénible… et c’est parce que je suis restée calme que les noms d’oiseaux ont été évités. Les collègues qui assistaient à la conversation à travers la vitre du bureau sans rien entendre ont vu ses expressions, et se sont demandé comment il pouvait être aussi dur… ils se sont dit pendant bien longtemps que j’allais me lever et claquer la porte du bureau. Il n’en fut rien… mais à quel prix… je suis sortie de ces deux heures de conversation en ayant l’impression d’être passée sous un camion… il m’a fallu toute la semaine pour m’en remettre.
Le deal s’est transformé en proposition : « puisque tu ne veux rien entendre, fais-moi ton bon de commande ; dis-moi ce que tu veux pour être enfin contente ».
Si j’étais vicieuse et profiteuse, je pourrais me dire, à ce stade, que c’est moi qui le tiens… mais je n’en tirerais aucune gloire. Je ne vais donc pas m’engouffrer dans ce piège.
La prochaine étape est l’entretien d’évaluation à proprement parler. Si j’ai bien compris, elle sera bonne… mais de nouveau, ce n’est pas mon objectif. Mon objectif, c’est de sauver ma peau. Donc, je la clôturerai par un commentaire qui relate nos deux dernières conversations, et conclurai par une incompatibilité d’humeur irrémédiable. Ensuite, j’espère que le relais sera pris par des gens qui prendront leurs responsabilités… rien n’est moins sûr.
C’est quand même grave, à 52 ans, avec quasi 30 ans de carrière et un poste intéressant, d’être à la limite du burn out et de chercher à sauver sa peau !
Pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit…









